par A.C. | 30 Avr 2016 | Croatie : Histoire Géographie
Quelques chiffres :
Superficie totale : 56.594 km²
Superficie en eau : 31.067 km²
Population (en 2015) 4.225.316 habitants (en 2022) 3 888 529 habitants
La Croatie est un pays de l’Europe du Sud, qui s’étend du nord-ouest à l’extrémité orientale de Alpes jusqu’au nord-est aux plaines pannoniennes, au sud sur littoral de la mer Adriatique, en passant au nord par les Alpes dinariques.
La capitale est Zagreb.
Elle a une forme de croissant. C’est pourquoi elle a des frontières avec de nombreux pays : la Slovénie, la Hongrie, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro et la frontière maritime avec l’Italie dans la mer Adriatique.
Une particularité : le territoire est séparé en deux au sud du pays par le port de Neum qui fait partie du territoire de Bosnie-Herzégovine.
La Croatie, ce n’est pas seulement la côte de l’Adriatique. Les paysages sont très variés : plaines, lacs et collines dans le nord et le nord-est ; montagnes et forêts dans l’arrière-pays de Rijeka ; côte rocheuse de l’Adriatique.
Le point culminant est le Dinara (1831 m) à la frontière Croatie / Bosnie-Herzégovine).
Les climats aussi sont variés : climat continental au nord-est, climat méditerranéen le long du littoral et climat de montagne au centre.
Le pays compte 8 parcs nationaux (Paklenica, Plitvice, Risnjak, Brijuni, Mljet, Kornati, Krka, Velebit) qui représentent 79.320 hectares, soit 7.5% du territoire. Et l’État a le projet d’étendre ces surfaces protégées.
Notons que le Parc National de Plitvice est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
On compte 698 îles, 389 îlots et 78 récifs. Seules 47 îles sont habitées.
On peut avoir un bel aperçu du littoral en regardant la vidéo (en anglais) réalisée par la société PLOVPUT. Cette société s’occupe notamment de la maintenance des nombreux phares. C’est cette même société qui a fourni les photos de phares, objets d’expositions dans la région toulousaine et à l’île de Ré notamment.
Transports
Routes : 28.588 km dont 1.365 km d’autoroutes (en 2005)
Voies ferrées : 2.726 km
Voies navigables : 758 km
Aéroports : 68 dont 23 avec pistes goudronnées
Démographie
En 2011 la Croatie affichait 4.284.889 habitants.
89.6% sont des Croates ; Il y a environ 20 minorités dont la plus importante est celle des Serbes avec 4.5%.
Espérance de vie : 75 ans (71.8 pour les hommes et 78.8 pour les femmes).
Religions : catholicisme (87.9%), chrétiens orthodoxes (4.4%) et musulmans sunnites (1.3%).
La langue officielle est le croate, langue salve utilisant l’alphabet latin. Mais 5% de la population utilise une autre langue comme l’italien (en Istrie) et le hongrois (dans l’est).
par A.C. | 30 Avr 2016 | Villefranche de Rouergue : La Révolte des Croates
En 1998, est publié le livre « Les Révoltés de Villefranche » de Mirko D. Grmek et Louise L. Lambrichs (Éditions Seuil, Paris, 1998). Grâce aux documents issus des archives françaises, allemandes, croates, bosniaques, serbes et américaines, les auteurs apportent un nouvel éclairage sur cette mutinerie.
La même année (est-ce un hasard ?) l’Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance (ANACR) fait savoir dans la presse qu’elle cesse d’organiser et de participer à cette cérémonie, jugeant que finalement, « la Résistance… n’a pas été impliquée dans ce soulèvement ».
Notre association prend alors l’initiative d’organiser la commémoration avec la même organisation que les années précédentes : dépôt de gerbes, diffusion du « Chant des Partisans » et aucune prise de parole.
En réponse à notre proposition, l’ANACR fait savoir à la rédaction de La Dépêche du Midi que le « Chant des Partisans » est un hymne officiel de notre pays, symbole de la Résistance de la France et que, en conséquence, elle pense injustifiable que nous la diffusions lors de la commémoration organisée par nos soins.
Pour mettre fin à toute polémique, et bien que nous pensions que ce chant n’est la propriété de personne, nous décidons de supprimer cette partie de la cérémonie.
Cette même année, nous apprenons que la municipalité ne sera pas représentée au motif que « la cérémonie n’est pas organisée par une association locale ».
Après la commémoration, le ministre-conseiller de l’Ambassade de Croatie, Filip VUČAK , précisera aux journalistes présents que son pays ne revendique pas l’héritage historique de la mutinerie et qu’il accepterait tout à fait le principe d’une cérémonie commune avec ses homologues bosniaques.
Voir page VILLEFRANCHE DE ROUERGUE / RÉVOLTE DES CROATES
Article du Villefranchois du 25/09/1998 : Révolte de Villefranche, pourquoi tant de prudence ?
par A.C. | 30 Avr 2016 | Villefranche de Rouergue : La Révolte des Croates
Les 11 au 12 avril 1992 ont lieu les « Rencontres croates » à Villefranche-de-Rouergue. L’association participe à cette manifestation avec d’autres associations du Languedoc-Roussillon, dont celle de Montpellier représentée par Božidar PINEK. Pourquoi à Villefranche ? Tout simplement parce que cette ville a été le lieu, le 17 septembre 1943, du massacre de jeunes soldats croates et bosniaques enrôlés de force par l’armée allemande et qui se sont révoltés contre les officiers nazis. Les photos qui ont été exposées à Toulouse le mois précédent sont accrochées sur les murs de l’ancienne mairie. Dans ce lieu symbolique, plusieurs intervenants expliqueront les événements passés, s’interrogeront sur la situation contemporaine, sur l’avenir de l’Europe, sur le futur des identités et des institutions. Ce furent des journées riches, en présence de nombreux villefranchois et croates de France, qui ont marqué le début d’un partenariat entre la ville de Villefranche-de-Rouergue et notre association.
Le 17 septembre 1992, l’association participe pour la 1ère fois à la commémoration de la Révolte des Croates à Villefranche-de-Rouergue. Elle y participera dorénavant chaque année.
par A.C. | 30 Avr 2016 | Historique de l'association
Fin mars 1992, pour appuyer son action d’information, l’association organise une exposition de photos à l’Espace Bonnefoy de Toulouse. Cette exposition a été possible grâce à l’intervention d’un de nos membres, professeur d’art dramatique dans ce centre culturel, Vinko VISKIĆ. L’exposition a montré des images de destruction de villes, de monuments, des cartes, des statistiques pour que la population toulousaine comprenne mieux la situation de la Croatie.
Article de La Dépêche du 28/03/1992
par A.C. | 27 Avr 2016 | Croatie : Histoire Géographie
Quelques notions d’histoire sur la Croatie. Ce résumé ne se prétend pas exhaustif. Des oublis, des erreurs ou des interprétations de ce texte inciteront certainement les internautes, nous l’espérons, à approfondir leurs connaissances dans des livres et sur des sites spécialisés.
Des influences variées
Pendant la grande migration des peuples d’Asie Centrale, les croates, d’origine slave, sont arrivés dans les plaines de Slavonie et jusqu’à la côte Adriatique au VIème siècle. Au cours de son histoire, la Croatie a subi l’influence de grands courants culturels ce qui explique la richesse de son patrimoine architectural et artistique : rayonnement vénitien sur la côte dalmate, austro-hongrois dans les plaines de Slavonie au nord. Sa proximité avec l’Empire ottoman du XVème au XIXème siècle a également laissé des traces. Le peuple croate, premier peuple slave à avoir été christianisé, est aujourd’hui majoritairement catholique.
Vers le rattachement à l’empire autro-hongrois
Le royaume croate médiéval a été d’abord indépendant, puis intégré au royaume hongrois en 1102, puis à l’empire des Habsbourg en 1527. Ils formèrent l’empire austro-hongrois de 1867 à 1918. Au XVème siècle, la côte dalmate a été vénitienne pendant 400 ans, puis française de 1809 à 1814 (provinces illyriennes).
Le regroupement des slaves du sud
Depuis le XIème siècle, les Croates ont toujours agi pour préserver leur autonomie. Mais une idéologie panslave s’est développée aux XVIIème et XVIIIème (par Juraj Križanić) pour arriver au XXème siècle à l’union de la Croatie à ses voisins salves. De 1918 à 1941, la Croatie a donc été une partie du « Royaume des serbes, croates et Slovènes » sous l’autorité d’une dynastie serbe, renommé en 1929 « Royaume de Yougoslavie » qui fut transformé rapidement en dictature et a disparu dans le tourment de la guerre mondiale.
La 2ème guerre mondiale puis la Yougoslavie Socialiste
En 1941, après l’invasion de la Yougoslavie, l’Allemagne nazie a mis en place un état indépendant croate sous la direction d’Ante Pavelić, fondateur du mouvement fasciste des Oustachis. Pendant cette période, des dizaines de milliers de personnes ont perdu la vie : des Serbes, des Juifs et des résistants antifascistes croates. Le pays ne comprenait pas une partie de la Dalmatie et l’Istrie qui avaient été annexées par l’Italie. En revanche, elle comprenait presque toute la Bosnie-Herzégovine actuelle.
À partir de juin 1941, l’action antifasciste croate au sein des partisans de Josip Broz Tito permettra la libération de la Croatie en 1945 sans intervention extérieure. Au contraire, les partisans de Serbie seront appuyés par l’Armée Rouge.
En 1945, la République Socialiste de Croatie est devenue un État fédéré de la République Fédérative Populaire de Yougoslavie qui deviendra en 1963 la République Fédérative Socialiste de Yougoslavie, composée de 6 républiques : Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Serbie (avec deux régions autonomes : Kosovo et Voïvodine), Monténégro, Macédoine.
Ces républiques, dont la Croatie, disposaient d’une autonomie toute théorique, mais, dans les faits, le pays était dirigé par le parti communiste et l’appareil policier et militaire yougoslave.
Le désir de démocratie
Après la chute du mur de Berlin (9 novembre 1989) et l’écroulement du bloc de l’est ont lieu les premières élections multipartites de Croatie au printemps 1990. Le vainqueur est le parti HDZ (Union Démocratique Croate dont le dirigeant est Franjo Tudjman.
Au cours de l’été 1990, des miliciens serbes organisent une insurrection dans les régions de Croatie à forte population serbe (Krajina) avec l’aide de l’armée yougoslave et proclament le rattachement de ce territoire avec la Serbie en toute illégalité.
En mai 1991, douze policiers croates sont tués au cours d’une embuscade, puis la Serbie refuse que la présidence tournante de la Yougoslavie soit exercée comme prévue par un représentant croate. Ces deux événements sont suivis d’un référendum au cours duquel 94% de la population croate se prononce pour la transformation de la Yougoslavie en confédération d’états souverains ou pour son indépendance en cas de refus de Belgrade pour la 1ère solution.
Le 25 juin 1991, la Croatie et la Slovénie déclarent donc chacune leur indépendance. Mais le gouvernement de Belgrade ne reconnait pas ces déclarations d’indépendance et décide de mener une guerre avec l’armée yougoslave et des groupes paramilitaires serbes.
L’indépendance de la Croatie et celle de la Slovénie seront reconnues internationalement le 15 janvier 1992.
La guerre durera jusqu’en novembre 1995 quand les accords de Dayton (États-Unis) mettront fin aux guerres de Croatie de Bosnie-Herzégovine.
Pour la Croatie, on parle de 12.000 tués, de 35.000 blessés, de 2.500 disparus, de 500.000 déplacés / réfugiés.
Enfin la paix…
À partir des années 2000, la République de Croatie a pris un tournant politique et économique majeur. Elle a mené une vaste politique de privatisations et elle a essayé d’attirer des investisseurs étrangers.
Elle a officiellement annoncé qu’elle était candidate à l’adhésion à l’Union européenne le 21 février 2003. Son statut de candidate sera reconnu par le Conseil européen en juin 2004. Les négociations dureront jusqu’au 30 juin 2011.
Entre temps, elle rejoindra l’OTAN en 2009.
L’adhésion à l’Union Européenne
Par un référendum le 22 janvier 2012 le peuple croate confirmera son souhait d’entrer dans l’Union européenne. Le traité d’adhésion sera signé entre la Croatie et l’Union européenne sera signé en décembre 2011et il sera approuvé par le Parlement européen et ratifié par les 27 pays membres, ainsi que par le Parlement croate.
Le 1er juillet 2013, la Croatie deviendra enfin le 28ème pays membre de l’Union européenne.