AUTOMNE 1992 : ACCUEIL D’UN JEUNE RÉFUGIÉ BOSNIAQUE

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C’est en avril 1992 que la guerre s’étendra à la Bosnie-Herzégovine où la population est composée de serbes, de bosniaques (appelés aussi bosniens musulmans ou Musulmans) et de croates.
Grâce à l’UNICEF et à Médecins du Monde, des enfants blessés, notamment de Sarajevo, sont envoyés à l’extérieur pour y être soignés.
À l’automne 1992, l’association des croates de Toulouse va donc accueillir un jeune bosniaque, Alen, venu se faire opérer à l’ex-Clinique Dillon, après avoir reçu un éclat d’obus dans une jambe. Il est accompagné de sa mère.
Pendant quelques mois, ils vivront chez la famille CEROVEČKI, avant de repartir vers Albertville où tous les réfugiés bosniaques seront regroupés jusqu’à la fin de la guerre.
Article 6/11/1992 Des enfants, des camions, un combat
Article du 10/12/1992 L’au-revoir d’Alen
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10 JANVIER 1992 : VERS LA RECONNAISSANCE INTERNATIONALE DE LA RÉPUBLIQUE DE CROATIE

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Rencontre avec Dominique BAUDISLe 10 janvier 1992, le maire de Toulouse, Député de la Haute-Garonne Dominique BAUDIS, nous reçoit dans son bureau du Capitole. Il fait partie du CDS (Centre des Démocrates Sociaux) qui sera ensuite inclus dans l’UDF (Union pour la Démocratie Française).
Nous lui remettons la lettre que nous avons ramenée de Zagreb, rédigée par le Président de la République de Croatie, Franjo TUDJMAN, lettre obtenue grâce à l’intervention personnelle de Mladen BORŠIĆ. Dans ce courrier, le Président TUDJMAN remercie Dominique BAUDIS pour le soutien que celui-ci a apporté à notre association. À ce moment-là, l’Europe n’a pas encore reconnu officiellement l’indépendance de la Croatie. La France n’y est pas favorable car François MITTERRAND ne se cache pas d’être pro serbe. Peu de personnalités politiques françaises osent soutenir la reconnaissance de la Croatie.
Lors de notre entretien avec Dominique BAUDIS, celui-ci nous dit qu’il est prêt à se rendre très rapidement en Croatie pour montrer son soutien aux croates. Nous lui faisons remarquer qu’il y a des bombardements qui rendent le voyage dangereux. Il nous répond qu’il n’a pas peur, que son expérience de reporter de guerre au Liban l’a habitué à ce type de situation. Il l’écrit dans une lettre à Franjo TUDJMAN. Nous saluons bien sûr son initiative et son courage. Malheureusement, nous n’aurons pas la joie d’accompagner Dominique BAUDIS à Zagreb, puisque, le 15 janvier 1991, tous les pays européens (dont la France), sous l’impulsion de l’Allemagne, reconnaitront enfin l’indépendance de la République de Croatie.
Lettre du Président TUDJMAN à Dominique BAUDIS
Réponse de Dominique BAUDIS au Président Franjo TUDJMAN
Lettre de Dominique BAUDIS à notre association

 

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AUTOMNE 1991 À FIN 1992 : L’ORGANISATION DE L’AIDE HUMANITAIRE

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Départ d'un camion humanitaire 2Dès cet automne 1991et jusqu’à la fin 1992, le groupe de Toulouse va collecter des denrées alimentaires, des vêtements, du matériel médical, des médicaments, des jouets et organiser l’acheminement de ces produits grâce à des camions croates qui, faute d’activité économique en cette période de guerre, sillonnent l’Europe pour venir en aide à leurs compatriotes démunis. Les collectes seront faites auprès des habitants bien sûr, mais nous serons également aidés par des entreprises de la région (LATÉCOÈRE, NUTRITION ET SANTÉ, etc.) et également pas la municipalité de Toulouse.
Pendant toute la durée du conflit, nous ferons en sorte que l’aide humanitaire envoyée soit distribuée dans différentes villes de Croatie par un organisme officiel (par exemple CARITAS).
Départ d'un camion humanitaire 1Pour organiser ces différentes actions, il faut de l’argent pour les frais divers (photocopies, frais d’envoi de courrier, transport de colis, etc.). Notre groupe a fait preuve d’imagination pour collecter de l’argent ici et là. Par exemple, certains d’entre nous ont fait un mailing auprès de leurs amis et parents pour leur demander de contribuer à ces coûts. Un membre de notre groupe, musicien professionnel, Vladimir FRITZ, a mobilisé ses amis, accordéonistes de renom de la région, pour un « gala d’accordéons » qui a eu lieu dans un hall du Parc des Expositions de Toulouse au profit de l’association. Les musiciens ont joué gratuitement. L’organisation de cette manifestation a représenté un travail important pour le groupe tout entier, mais nous avons été récompensés par le public venu nombreux et qui a apprécié la qualité de la prestation.
Quelques articles de journaux et photos relatant ces actions
Article du 20/02/92 L’aide à 6000 réfugiés
Article du 16/05/92 Ces dessins venus de Croatie
Article du 6/02/92 La tournée des établissements scolaires
Article du26/12/91 Un peu de douceur pour les enfants de Zagrebun-peu-de-douceur-pour-les-enfants-de-zgb
Article du 9/04/62 Voyage et échanges

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SEPTEMBRE 1991 : LA MOBILISATION DES CROATES DE TOULOUSE POUR INFORMER

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À partir de septembre 1991, à l’initiative des familles DUIĆ et CEROVEČKI, le groupe investit la Place du Capitole chaque samedi après-midi. Une table sur deux tréteaux, des panneaux bricolés à la hâte, des tracts imprimés chaque semaine pour actualiser les informations, voilà notre petite communauté qui va expliquer, expliquer, expliquer inlassablement aux passants ce qui se passe en Croatie, qui sont les agresseurs, comment vivent les réfugiés, quelles sont les solutions pour mettre fin à ce conflit.
Précisons que les personnes rencontrées sont très intéressées, nous écoutent attentivement et soutiennent notre action.

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ÉTÉ 1991 : LE DÉBUT DE L’AGRESSION CONTRE LA CROATIE

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Au cours de l’été 1991, la Croatie est agressée par l’armée yougoslave et le siège de la ville de Vukovar commence au cours du mois d’août. La ville tombera aux mains des agresseurs le 18 novembre 1991. On parle de 1.800 à 5.000 personnes décédées dans cette ville-martyre et 22.000 civils expulsés.
On assiste à quelques manifestations en Europe pour expliquer ce qui se passe en Croatie. Exemple sur la photo qui illustre cet article : des jeunes manifestent pacifiquement à Paris.
À Toulouse, il y a très peu de croates, une quinzaine de familles.  Avant les évènements qui touchent leur pays d’origine, ils ne se fréquentaient pas beaucoup. Certains ne se connaissaient même pas.
Mais ils reçoivent tous des informations alarmantes de leurs familles et ils n’apprécient pas la couverture médiatique en France de la tragédie qui se joue là-bas.
Un petit noyau de cette communauté décide donc d’agir :
– informer la population française
– aider les victimes de la guerre
Chacun contacte le (ou la) croate qu’il connait dans la région de Toulouse et qui, à son tour, fera la même chose. Un groupe d’une vingtaine de personnes d’origine croate ou amis de croates voit donc le jour et se met tout de suite au travail. Ce sont les familles franco-croates vivant dans les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon à cette époque-là : Familles BORIĆ / CEROVEČKI / DUIĆ / FRITZ / IVIĆ / KRIŠTO / PFENDT  / PINEK / POTOČNIK / RISTIĆ / ŠVERKO / ŠTETIĆ / TRAVNIKAR /TRUMBIĆ / VINOVRŠKI / VISKIĆ / VUKOVIĆ / ZIDAR.
L’association ne sera créée administrativement dans la région de Toulouse qu’en janvier 1993. Mais dans l’urgence, le groupe de Toulouse se rapproche d’une association parisienne SOLIDARITÉ FRANCE-CROATIE et du CRICCF (Conseil Représentatif  des Institutions et de la Communauté Croates de France).

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